Châtillens – Concerts baroques
Au Temple de Châtillens les 24 et 25 septembre, à 18h

Georges Locher | Oronclassics en collaboration avec ARTASSOCIATION vous propose une weekend de MUSIQUE BAROQUE au sein du magnifique Temple de Châtillens. Nous aurons la chance d’accueillir la crème de la crème des jeunes musiciens baroques du moment.
Samedi 24 septembre 18h : Céline Pasche harpe baroque et flûte à bec; Anna Maddalena Ghielmi violon baroque; Martin Jantzen viole de gambe; Pablo Fitzgerald théorbe.
Dimanche 25 septembre 18h : Sophie Negoita soprano; Louise Acabo clavecin; Martin Egidi violoncelle; Miguel Rincon théorbe.
L’entrée est gratuite
Ils nous interpréteront des musique sublimes de compositeurs tel que Frescobaldi, Strozzi et bien sûr de Georg Friedrich Haendel (1702-1758) un des compositeurs phare de cette période musical.
Le baroque couvre une grande période dans l’histoire de la musique et de l’opéra. Il s’étend du début du XVIIe siècle jusqu’au milieu du XVIIIe siècle. De façon nécessairement schématique, l’esthétique et l’inspiration baroques succèdent à celles de la Renaissance, apogée du contrepoint et de la polymélodie, et précèdent celles du classicisme. Les « figures » musicales baroques sont soutenues par une basse continue très stable. Nous pouvons dire que nous sommes à la jonction entre contrepoint et harmonie.
Le mot « baroque » vient vraisemblablement du portugais barroco qui désigne des perles de forme irrégulière. Il fut choisi pour qualifier, au début de façon péjorative, l’architecture baroque venue d’Italie. Le mot n’a été utilisé pour parler de la musique de cette époque qu’à partir des années 1950 (en 1951, création de « L’Ensemble Baroque de Paris » par le claveciniste français Robert Veyron-Lacroix). Toute connotation péjorative a disparu depuis lors, et le terme tend davantage maintenant à désigner la période de composition que le caractère de l’œuvre.
A propos du Temple de Châtillens
Ce rustique oratoire de pierre est situé sur une hauteur, d’où l’on découvre un très beau paysage, celui de la Haute-Broye.
Le village de Châtillens appartenait primitivement à l’Abbaye de Saint-Maurice en Valais. Puis au milieu du XIIe siècle, l’Abbaye de Haut-Crêt fondée à Les Tavernes reçut des moines de Saint-Maurice une part du village et, dès lors, l’église fut desservie par les religieux de ce couvent qui appartenait à l’ordre de Cîteaux.
Placée sous le triple patronage de Saint-Maurice, de Saint-Pancrace et des Saints-Innocents, l’église de Châtillens possédait une image de Saint-Pancrace qui était l’objet d’une grande vénération. Lieu de pèlerinage célèbre, on y apportait les enfants morts sans baptême, l’image de Saint-Pancrac ayant, disait-on, le pouvoir de les ressusciter juste le temps nécessaire pour leur administrer ce sacrement.
En 1538, les Bernois firent brûler cette image et Châtillens passa au culte réformé.
