Courrier des lecteurs
Un petit Tour… et bien le vivre !
Certes, la venue du Tour de Romandie et sa réalisation sur le sol régional sont un grand événement que nous devons saluer et encourager. Cependant, et surtout dans la période difficile actuelle, j’ai une pensée empathique pour tous les petits commerçants de la région qui ont préféré fermer boutique en ce beau jour de fête, faute de clients, restreints par les normes du trafic. Il serait judicieux, par la suite, d’établir un bilan relatant le nombre potentiel de clients attirés par les vitrines closes ce jour-là. Afin de rendre cet événement festif et bénéfique pour tous, les organisateurs, qu’il faut ici remercier chaleureusement pour leur travail et leur réussite, devraient également prendre en compte cet aspect pour faire en sorte que chacun (e) soit satisfait(e) et fier(e) de participer à cette belle aventure. Un beau « geste » à l’encontre de ceux et celles resté(e)s sur le bord de la route ce 27 avril prendrait un tour des plus respectueux face à leur engagement envers notre commune ! A bon entendeur… Chantal Beck, Châtillens
Liberté et Patrie ou Liberté et Fratrie ?
La majorité des membres du Grand Conseil maintient un privilège fiscal pour ses députés. Le montant des indemnités varie entre Fr. 22’000.- et Fr. 20’000.- par année et ne sera imposable qu’à hauteur de 15 %. Le montant fiscal épargné est appréciable. A titre de comparaison, une femme de ménage non déclarée épargne grosso modo la même somme. Il est tout simplement scandaleux qu’au XXIe siècle, des membres du législatif cantonal vaudois s’octroient un privilège fiscal, alors que d’autres doivent trimer pour payer leurs impôts. Dans une société où tout un chacun doit se montrer solidaire, il est inacceptable de renouveler des privilèges fiscaux. Les membres du Parlement se doivent être exemplaires, s’ils veulent être crédibles vis-à-vis de ceux qui les ont élus. Au Parlement de notre canton, nous avons besoin de gens qui savent dépasser leurs intérêts personnels pour défendre l’intérêt général. Par contre, il est hors de propos de voir parmi nos élus des « pougneurs » et des « bracaillons ». Puissent les électeurs de notre Pays de Vaud avoir une mémoire ! André Duperrut , Paudex
Votations sur la loi des pesticides
En lisant l’article en page 7 de l’édition de jeudi 29 avril, j’ai été étonné qu’un organe de presse indépendant puisse communiquer, dans le cadre d’une votation démocratique, un point de vue aussi partial. Le problème des pesticides pour nous habitants d’une commune viticole sont en effet importants car nous en subissons les conséquences directement ou indirectement quatre mois par an. De donner la parole sur un sujet aussi important uniquement à un vigneron et un agriculteur opposés à l’initiative qui plus est qualifiés de spécialistes de la terre, c’est finalement comme demander à un fabriquant de cigarettes de nous expliquer ce que la fumée a comme effet sur ses consommateurs… Qui plus est l’article est, permettez-moi de vous le dire, truffé d’inexactitudes et votre journaliste n’a pas vérifié ce que les deux agriculteurs lui ont communiqué ; • Les quantités de pesticides utilisés par l’agriculture et la viticulture est certes en baisse en volume mais vu que les produits sont de plus en plus concentrés leur consommation est en réalité en constante évolution dans notre région depuis plus de 10 ans. Ces molécules sont absorbées par le corps humain et le risque sur la santé est aujourd’hui clairement avéré. • Il est faux de dire que les exploitations bio produisent moins que les exploitations conventionnelles, en effet c’est le contraire à long terme qui se produit sur un sol qui devient bien plus productif une fois régénéré. Ou avez-vous trouvé vos moins 20 % et moins 30 % ? avez-vous demandé à un producteur bio ? consulté les registres officiels ? faites-le et vous serez étonnés par la réalité… • L’argument sur la production étrangère est également faux, en effet si la Suisse fait le pas du tout bio, elle va au contraire renforcer sa production locale à terme et nous serons un modèle pour l’Europe. Le tout en augmentant le nombre de collaborateurs de notre secteur primaire car une exploitation bio nécessite plus de main-d’œuvre qu’une conventionnelle. L’initiative pour une interdiction des pesticides de synthèse laisse 10 ans à nos amis agriculteurs et vignerons pour se convertir au bio, le tout avec l’aide de l’état et en bloquant la concurrence étrangère. Mais pourquoi donc le monde agricole conventionnel ne saisit-il pas cette incroyable opportunité ? André Granelli, Chexbres