Quatre saisons en Islande
Olivier Joly – Editions Favre

Monique Misiego | L’Islande fascine. Ses glaciers, ses cascades, ses geysers, ses plages de sable noir où échouent des glaces aux formes irréelles… Aux marges du monde polaire, l’île aux deux cents volcans attire les fous de trek, les amateurs de chevaux, les familles cherchant la détente dans les sources chaudes et même les noctambules aimantés par Reykjavik. Ce qui est fou, c’est que chacun, à sa manière, y éprouve la sensation d’être plus vivant qu’ailleurs. C’est la magie de ce pays. Et c’est d’autant plus paradoxal que les paysages de l’Islande sont souvent lunaires. Désertiques, d’une beauté sauvage, comme s’ils avaient été désertés alors qu’ils sont très peu foulés. Dire qu’Olivier Joly porte un regard amoureux sur l’Islande n’est pas assez fort. On peut dire qu’il en est amoureux, vraiment. Il a sillonné toutes les régions en toutes saisons, pour capter la gamme des incroyables lumières. C’est l’âme de l’Islande que ce livre révèle à travers les photos et les mots. L’auteur propose un cahier pratique, en fin d’ouvrage. Il y ouvre son jardin secret, cartes à l’appui, pour vous faire découvrir l’île hors des sentiers battus. En sensibilisant les lecteurs à la puissance de la nature islandaise. Olivier Joly œuvre également à une prise de conscience de sa fragilité. Encore un paradoxe. Cette terre fragile, ce livre ne peut que vous donner l’envie de la fouler. C’est le principal danger, qu’il vous donne immédiatement l’envie de réserver vos prochaines vacances. Par un heureux hasard, Il y a quelques jours, ce livre attendait gentiment sur ma table que je le lise pour le chroniquer. Une cousine en visite chez moi ce jour-là, revient justement d’un voyage en Islande. Elle prend le livre, le feuillette et s’assied, complètement happée. C’est exactement ce que nous avons vu lors de notre voyage, me dit-elle. Et c’était aussi merveilleux que sur ces photos. Pour ma part, il y a quelques pays, ou régions, comme par exemple l’Andalousie, qui m’ont donné l’envie de peindre. Et l’Islande me procure les mêmes sensations. Non seulement par les couleurs des paysages, mais surtout par la lumière qui s’en dégage. Olivier Joly est journaliste et photographe. Après vingt années en tant que grand reporter au «Journal du Dimanche», il a choisi la voie de l’indépendance. Il collabore notamment, en textes et en photos, au «Monde», au «Magazine du Monde» et à «Air France Magazine». Avec «quatre saisons en Islande», il publie son quatrième livre.
