Qui prend la responsabilité face à la dangerosité de la 4G-5G ?
Isabelle Goumaz Burka. |. Il est parfois des articles qui laissent perplexe. L’article «La 5G n’est pas plus dangereuse que la 4G» (Le Courrier du 7 novembre dernier) est l’un d’entre eux. Pourquoi le discours rassurant de Swisscom à propos de la dangerosité identique entre 4G-5G ne correspond pas aux discours de 180 scientifiques et médecins de 35 pays? Ces derniers demandent de cesser le développement de la technologie 5G tant que les risques potentiels pour la santé et l’environnement ne seront pas clarifiés. Rappelons en passant que la Confédération suisse possède 51% des actions de Swisscom. – Savez-vous pourquoi les compagnies ne veulent pas assurer les opérateurs? – Savez-vous pourquoi des études sérieuses hors lobby ne sont pas divulguées? Eh bien moi non plus, ou pas encore! Pas plus tard que vendredi soir dernier, j’assistais au lancement de l’initiative populaire fédérale: «Responsabilité en matière de téléphonie mobile». (Ceux qui sont à l’origine de dommages aux personnes et aux biens matériels causés par les stations émettrices de téléphonie mobile doivent être tenus pour responsables). Je connais plusieurs personnes intolérantes aux ondes. Leur vie est devenue un calvaire. Certaines ne supportent même pas le tissu destiné à les protéger des rayonnements électromagnétiques. D’autres cherchent en vain ou presque… un endroit pour exister. Partisane d’un développement de notre société prenant en compte la santé et l’environnement, je me sens déroutée et très mal informée. En réponse à cette situation floue, plusieurs groupes se sont constitués. Avec des moyens financiers dérisoires comparé aux moyens que les opérateurs utilisent pour propager leurs buts, ils informent le public sur les responsabilités des producteurs de téléphonie mobile et celles des consommateurs. Des ingénieurs indépendants et expérimentés en font partie et affirment qu’il existe des moyens de contenter les adeptes d’un réseau rapide tout en respectant les besoins des personnes sensibles aux ondes. Du temps pour un dialogue entre les différentes parties serait nécessaire. Un jour peut-être les actionnaires des entreprises ne seront plus affamés de profit mais mettront au centre de leurs préoccupations l’humain et la responsabilité de chacun face à l’environnement… Les rêves d’aujourd’hui sont peut-être la réalité de demain?
